Vivre le cancer, c’est comme d’aller à la foire et faire le grand huit.

C’est les montagnes russes.

Ca monte et ça descend.

Ça fait des pirouettes.

Ça bouscule.

Ca met la tête à l’envers.

Ca accélère puis ça ralentit.

Ça secoue dans  tous les sens.

Ça nous « tourne boule de gomme »…

Les émotions s’enchainent et ne se ressemblent pas. Dés qu’une nouvelle émotion apparait, on a à peine le temps de la comprendre et de l’analyser qu’une nouvelle la remplace et nous refait le coup de la chute libre.

Depuis un peu plus d’an maintenant (déjà), depuis la palpation de ce MachinPasTropChouette et aujourd’hui, j’en ai fait des attractions!

Un vrai Disneyland émotionnel !

J’ai fricoté avec la peur, l’incertitude, le déni, la colère, la culpabilité, le stress, l’anxiété, l’injustice, la solitude, l’isolement, la tristesse, la déprime…

Certaines ont fait des passages éclair, d’autres se sont attardées, d’autres encore cohabitent toujours…

Alors je les écoute, je les laisse me traverser (me transpercer), j’accueille chacune d’elle à bras ouverts  pour qu’elle puisse repartir sans rancune…

Et ça marche… ça marche grâce à l’espoir…

L’espoir, la seule émotion qui m’a été fidèle depuis le début… celle que je lis dans le rire de mes enfants, dans les petites attentions de mon Nhom, dans les messages de soutien que je reçois…

Alors même si j’ai bien conscience que je ne serai plus celle que j’étais, même si je ne sais pas encore celle que je deviendrai quand la parenthèse se fermera, je sais que toutes ces émotions m’auront fait grandir...

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